C’est l’une des incertitudes du second tour et peut-être la clé de l’élection à la mairie de Paris : quel choix vont faire les électeurs de Pierre-Yves Bournazel dimanche ? Arrivé 4e au premier tour (11,34 %), le candidat Horizons, proche d’֤Édouard Philippe et soutenu par une partie du camp présidentiel, a réuni 92 000 électeurs autour de son nom. Soit à 10 000 voix près l’écart en nombre de suffrages que Rachida Dati doit combler sur son adversaire socialiste Emmanuel Grégoire pour espérer faire basculer la mairie à droite. Un électorat décisif, en somme.
Officiellement, au sein du parti Horizons, pas d’hésitation possible : il faut voter Dati et mettre fin à vingt-cinq de pouvoir socialiste dans la capitale. La fusion des listes avec la candidate LR, annoncée lundi, a marqué ce choix d’appareil. Mais derrière ce ralliement d’entre-deux tour, les troupes, et surtout les électeurs, sont divisés.
Pierre-Yves Bournazel « n’était pas très à l’aise avec la fusion »
« Il y a eu des débats au sein de notre camp : certains souhaitaient la fusion, d’autres ne la souhaitaient pas », explique Clément Beaune, ex-député Renaissance et numéro 2 sur la liste du camp centriste pour la mairie du 11e arrondissement. Devant la caméra de Public Sénat, qui l’a suivi jeudi lors d’une opération de tractage place de la Bastille, il assume sa position : « Moi, c’est un secret pour personne, je fais partie de ceux qui…
Auteur: Christian Mouly

