Ces 15 agriculteurs landais produisent une farine 100% locale en créant un moulin à meule de pierre

Finies les monocultures de maïs ! Ces 15 agriculteurs ont décidé de recréer une filière locale de farine qui avait complètement disparue des Landes. L’objectif : varier les cultures dans les champs pour soulager les sols, leur assurer un revenu décent et créer une farine de qualité pour les boulangers locaux. Une aventure agronomique et humaine exemplaire.

Pour ces 15 agriculteurs et agricultrices landaises, tout a commencé en 2017 lorsqu’ils cherchaient une solution pour allonger leurs rotations de culture afin de diminuer les engrais et herbicides.

« En bio, le cahier des charges impose une rotation des cultures. Avec les trois cultures principales (souvent du soja, maïs et tournesol), il en faut deux de plus d’où l’idée de cultiver des céréales à paille qui permettent d’éviter les herbes indésirables et de fournir de la nourriture aux animaux des éleveurs. Les changements culturaux permettent de mieux répartir l’assolement et d’être moins tributaires de l’eau l’été » raconte Mélanie Martin, agricultrice en agriculture biologique à Saint-Pierre du Mont, pour La Relève et La Peste

En effet, le blé par exemple possède quelques avantages par rapport au maïs. Même s’il a besoin de plus d’eau, il pousse l’hiver ce qui limite l’irrigation, contrairement au maïs qui pousse l’été. Après deux ans de tests et de recherches, soutenus par l’ALPAD (Association Landaise pour la Promotion de l’Agriculture Durable), les agriculteurs ont sélectionné plusieurs variétés de céréales, notamment le Blé Rouge de Bordeaux, une semence paysanne.

Un champ de blé d’Haria Blanca en train d’être moissonné – Crédit : Faire du Blé

« Cela reste un vrai défi de produire du blé dans les Landes à cause du manque de froid l’hiver et de printemps très pluvieux. Historiquement, il y a toujours eu du blé en Chalosse et plutôt du seigle dans les Hautes Landes, mais jamais de rendements exceptionnels » détaille Mélanie Martin, qui cultive du seigle bio et des légumes bio à la Ferme de Burté, pour La Relève et La Peste

En plus d’un faible rendement, le dérèglement climatique entraîne une précocité des récoltes. En 2022, le blé a dû être ramassé le 20 juin à cause des fortes chaleurs (au lieu de mi-juillet en temps normal). Face à ces problématiques et inspirés par une expérience précédente sur l’huile et le colza, les agriculteurs ont alors eu l’idée de créer de la valeur ajoutée en transformant directement les céréales…

La suite est à lire sur: lareleveetlapeste.fr
Auteur: Laurie Debove

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