Plus dangereux, plus polluants, sous-estimés dans les statistiques d’accidents… De nombreuses infox circulent dans l’opinion publique au sujet des véhicules électriques. Dures à faire disparaître, ces fausses informations pèsent sur le développement du secteur.
Notre nouvelle recherche le montre : il y a davantage de personnes qui croient à des idées fausses sur les voitures électriques que de personnes qui les rejettent. Et même les propriétaires de véhicules électriques ont tendance à adhérer à ces mythes.
Nous avons examiné la prévalence de la désinformation concernant les voitures électriques dans quatre pays : l’Australie, les États-Unis, l’Allemagne et l’Autriche. Malheureusement, nous avons constaté une forte adhésion à ces idées fausses dans tous les pays étudiés.
Sans surprise, les personnes qui croyaient à ces affirmations erronées étaient significativement moins enclines à envisager l’achat d’un véhicule électrique.
Or, les voitures électriques sont un outil essentiel dans la lutte contre le changement climatique. Mais la désinformation omniprésente constitue un frein important à leur adoption, avec de graves conséquences pour la transition énergétique.
Une large adhésion aux idées fausses sur les véhicules électriques
Nous avons mené une enquête auprès de 4 200 personnes ne possédant pas de voiture électrique dans les quatre pays. Nous avons mesuré leur degré d’accord avec neuf affirmations trompeuses sur les voitures électriques.
Ce que nous avons trouvé
Pour analyser les résultats, nous avons examiné les réponses données à ces neuf affirmations, soit plus de 36 000 réponses. Nous avons ensuite calculé combien de réponses exprimaient un accord ou un désaccord.
Sur l’ensemble des réponses, 36 % manifestaient un accord avec une affirmation erronée, 23 % exprimaient un désaccord, 24 % étaient indécises et 17 % disaient ne pas…
Auteur: Christian Bretter, Senior Research Fellow in Environmental Psychology, The University of Queensland

