L’urgence climatique peine à s’imposer
Le dérèglement climatique ne cesse de s’accentuer et représente une menace croissante pour l’ensemble de la population – et particulièrement pour les personnes les plus précaires.
L’eau potable se raréfie, et d’ici 2050, 57% du territoire hexagonal pourrait connaître de graves tensions hydriques. À +2 °C – seuil attendu dès 2030 – les vagues de chaleur s’allongeront et pourraient doubler leur mortalité par rapport à la moyenne entre 1991-2020. Les dégâts imputés aux inondations augmenteraient de 20%… Actuellement, les catastrophes climatiques coûtent en moyenne 2,4 milliards d’euros par an en France.
Malgré cela, la question environnementale peine à s’imposer dans les débats alors même que ce phénomène concerne l’ensemble des Français – dont 73 % ont déjà été exposés à au moins un risque lié au climat –.
Adapter ce qui existe déjà
L’une des premières lignes de défense face au réchauffement passe par le fait de transformer ce qui existe déjà. Les efforts de rénovation thermique et de végétalisation apparaissent ainsi comme des leviers centraux pour protéger les citoyens d’aléas climatiques extrêmes. À Paris – capitale d’Europe où les vagues de chaleur sont les plus meurtrières –, la ville a mis en place des programmes de subventions afin d’accélérer la rénovation globale des bâtiments, et la végétalisation de leur toiture ou cour intérieure.
À Chevilly-Larue (Val-de-Marne), la rénovation d’une école maternelle a permis de faire chuter la température maximale à l’intérieur des salles de classe de 35 °C à environ 27 °C lors des fortes chaleurs.
La résilience se construit aussi dans la manière dont les villes sont aménagées. Planter des arbres ou désimperméabiliser les sols sont des choix d’urbanisme qui modifient en profondeur le microclimat des villes.
Comme dans la métropole lyonnaise, les villes…
Auteur: Louis Laratte

