Lors d’une audition consacrée à la déontologie parlementaire, la députée de la 6e circonscription du Val-d’Oise a interpellé Agnès Roblot-Troizier, membre du collège de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, sur le sujet. Pour Gabrielle Cathala, « les parlementaires ne devraient pas avoir l’autorisation de détenir des actions dans des grandes entreprises ».
Des participations financières bien réelles
Depuis la loi sur la transparence de la vie publique adoptée en 2013, les parlementaires doivent déclarer leurs participations financières dans les entreprises. Ces déclarations sont rendues publiques. Elles révèlent que plusieurs députés possèdent des actions dans de grandes sociétés françaises.
La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, déclare ainsi plus de 1,59 million d’euros d’actions dans le groupe L’Oréal. Sa déclaration mentionne également d’autres participations : environ 14 130 euros d’actions au Crédit Agricole, 8 979 euros chez TotalEnergies, 5 863 euros chez AXA ou encore 3 544 euros chez BNP Paribas.
Jean-René Cazeneuve, député du Gers du groupe Ensemble pour la République, possède 356 728 euros chez Bouygues, 129 390 euros chez Laclarée, et 231 978 euros dans une SCI inconnue (sous la précision « données non publiées »).
D’autres parlementaires disposent de portefeuilles plus modestes, mais très diversifiés.
Le député des Ardennes Jean-Luc Warsmann (LIOT) déclare 35 229 euros d’actions TotalEnergies, 29 258 euros chez Air Liquide, 21 140 euros chez Danone, 17 212 euros chez Safran ou encore 12 859 euros chez BNP Paribas.
La députée MoDem Sabine Thillaye possède quant à elle environ 14 610 euros d’actions TotalEnergies, mais aussi des participations dans BNP Paribas, LVMH et AXA.
Jean-Marie Fiévet détient lui aussi des actions TotalEnergies (13 175 euros), ainsi que des participations dans Renault (2 568 €), le Crédit Agricole,…
Auteur: La Relève et La Peste

