Tentative de rachat de médias, formation d’une nouvelle élite politique d’extrême droite, le milliardaire et libertarien Pierre-Edouard Stérin avance ses pions pour mener sa « bataille culturelle » et remporter l’élection présidentielle de 2027.
Pour y parvenir, il s’appuie sur sa fortune, la 81ème française avec 1,6 milliards d’euros acquis grâce à Smartbox, la « machine à cash » de l’empire Stérin. En 2009, il a fondé l’holding d’investissement à long terme Otium Capital qui possédait 1,7 milliard d’euros d’actifs au 30 juin 2025, répartis dans plus de 130 participations.
Plusieurs start-up à succès ont reçu des fonds d’Otium : TheFork (anciennement La Fourchette), Payfit, Owkin, Doctrine, Dentelia, Polène, Jimmy. Depuis 2022, Otium Capital investit aussi dans le secteur de la réalité virtuelle avec l’acquisition d’Eclipso et Koezio, et des participations dans Sandora et Cités Immersives.
En février 2026, l’Observatoire des multinationales a actualisé le réseau tentaculaire du milliardaire d’extrême droite. Parmi ses possessions / participations : Hadrena, groupe de loisirs « indoor » qui compte au moins 15 centres en France, dont Imagi Park à Val d’Europe et les Fort Boyard Aventures ; le club de rugby Biarritz Olympique ; le nucléaire (Alfeor), les logiciels (Comet Software) ou l’industrie de la santé (Enosium Life Science).
Crédit : Observatoire des Multinationales
Stérin a aussi financé Yada, dédiée à l’accompagnement des nouveaux parents, Coopléo, consacré au soutien aux couples en crise, et l’organisme d’éducation à la sexualité Lift destiné aux salles de classe, dont la région Auvergne-Rhône-Alpes est cliente, reflet de son fanatisme religieux nataliste.
Stérin est récemment entré au capital du magazine Valeurs actuelles, finance au moins 45 influenceurs d’extrême droite comme la néofasciste Thaïs Descuffon, mais aussi les médias «
Auteur: La Relève et La Peste

