Ces Iraniennes qui bravent les interdits

ll y a un an, le 16 septembre 2022, Mahsa Jina Amini, étudiante kurde, mourait à Téhéran, violemment interpellée pour « port de vêtements inappropriés » – des mèches de cheveux dépassaient de son hijab, diront des témoins. Après ce drame qui a ému une grande partie du monde, les Iraniennes sont sorties dans la rue, tombant le voile et se coupant les cheveux. Du jamais vu ! Une génération est née, à l’instar d’Anahita, Reihane, Shohreh, Nazanin ou Ahdieh.  Ces jeunes femmes iraniennes ont grandi à l’ombre des restrictions. « Les autorités nous imposent le hijab, nous interdisent de danser, de boire de l’alcool, d’aller à bicyclette, d’assister à un match de foot ou d’avoir des gestes affectueux envers notre petit ami en public », soupire Anahita. Autant d’actes apparemment innocents mais répréhensibles aux yeux des mollahs.

Car, si les lois varient souvent en fonction du radicalisme du nouveau procureur élu, passant de l’interdiction à la tolérance et inversement, les amendements favorables aux femmes sont rares et temporaires. À cela s’ajoute le fait qu’elles évoluent dans une société patriarcale, avec un statut inférieur à celui des hommes. Et pour faire respecter les règles imposées aux citoyens, le gouvernement emploie quelques millions d’agents infiltrés, la soi-disant police des mœurs ou bassidj.

Avec le hijab et le reste du corps couvert, mon visage devient ma priorité.

Ahdieh, étudiante

Dans ce contexte, comme des milliers de femmes, Ahdieh et Reihane considèrent la transgression de certaines règles comme essentielle pour façonner leur image selon leurs aspirations. C’est pourquoi elles ont recours au maquillage à outrance, à la mode occidentale et à la chirurgie esthétique, considérant ces choix comme des expressions de liberté et d’amour-propre. Une image bien loin des attentes des ayatollahs.

Le visage comme carte…

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Auteur: Eva Rubio