Nous sommes de plus en plus confrontés aux dégâts des engins qui rabotent la terre, plusieurs fois par an, ne se contentant plus de faucher comme il y a encore une dizaine d’années. En théorie, la loi protège ces plantes, mais dans la pratique, leur destruction involontaire, négligente, je-m’en-foutiste, lors des travaux, soi-disant, d’entretien des routes, fossés ou talus est de plus en plus fréquente.
La protection des plantes sauvages est régie par le code de l’environnement, par des arrêtés ministériels fixant la liste des espèces protégées sur tout le territoire national, par des arrêtés régionaux qui protègent des espèces localement menacées. Il y a une cartographie des stations sensibles : grâce aux conservatoires botaniques, les communes peuvent connaître les zones à éviter.
Ces textes interdisent, sauf dérogation, la destruction, cueillette, coupe ou arrachage des plantes protégées, leur transport, vente ou achat, la destruction de leur habitat naturel. Nous qui aimons la nature, les plantes, protégées ou pas, ne pouvons que nous offusquer de voir la flore rare ou pas de ces bas-côtés détruite au fil des ans.
Des engins destructeurs de biodiversité
Nous avons tous des exemples. Les miens ? Lorsque je suis arrivée il y a vingt ans dans la région où j’habite actuellement, il y avait des colonies de petites orchidées et autres trésors sur les talus, derrière chez moi. Mais ça, c’était avant. Avant que ces engins destructeurs ne rasent tout. Dans certains endroits, ces belles sauvageonnes ont totalement disparu. Dans d’autres, ça ne saurait tarder, car cela fait trois ans que le passage de l’épareuse a lieu… pendant leur floraison ! C’est à pleurer.
En raison d’un fauchage non raisonné, des plantes rares peuvent disparaître localement.
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Auteur: Noémie Vialard
