En 2009 des chercheurs internationaux, conscients des profondes perturbations liées à l’activité anthropique, ont publié une étude majeure dans laquelle ils dépeignent les neufs limites au-delà desquelles les processus d’autorégulation de la planète seront ébranlés de manière irréversible. Aujourd’hui, selon les chercheurs du Stockholm Resilience Centre et du Potsdam Institute, c’est au tour du cycle de l’eau douce d’en faire les frais.
Les Alvéoles est à l’origine un bureau d’étude qu’Antoine Talin a créé afin d’accompagner des porteurs de projets dans leurs désirs d’œuvrer à la transition d’un monde plus durable et plus résilient en passant par leurs jardins ou encore leurs paysages environnants. Assis à l’ombre des arbres, Antoine nous confie :
« Je suis arrivé dans la Drôme avec l’ambition de construire des jardins-forêts coopératifs en me disant que l’on doit pouvoir produire de la nourriture à travers eux. On s’est rencontrés autour de ce projet de pépinière et des questionnements qui en découlent : comment on fait pour multiplier les arbres ? Conserver les vieilles variétés ? Adapter au changement climatique des variétés ? De ce rêve commun est né le projet de pépinière des Alvéoles. »
Aujourd’hui, les Alvéoles est un lieu d’expérimentation avec différentes parcelles de jardins agroforestiers qui font entre 3000 et 5000m2 chacune.
Trois parcelles sont des lieux de conservation de la diversité variétale comme par exemple de la vigne, des pommiers, des pruniers ou encore des petits fruits. On y dénombre environ 900 variétés cultivées. Mus par la volonté de préserver le vivant dans sa diversité, ils le multiplient consciencieusement pour essaimer.
« Parmi les valeurs principales des Alvéoles, on souhaite se mettre au service du vivant, aller dans son sens. Quand on observe ce qu’il fait et ce que font en particulier les plantes, on se rend compte…
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Auteur: Liza Tourman

