Imaginez un monde où les États-Unis seraient gouvernés par la gauche. La vraie gauche. Cette accroche aux airs dystopiques s’avère plus plausible que vous ne le pensez.
La semaine dernière, les primaires démocrates dans l’État de New York et dans le Colorado ont vu déferler une véritable vague « rouge » (le rouge de la gauche, cette fois-ci, le rouge étant, là-bas, la couleur des Républicains).
Darializa Avila Chevalier, Claire Valdez, l’Américano-Palestinienne Aber Kawas et Melat Kiros (dans le Colorado) ont tous remporté leurs primaires. Et je ne cite là que quelques noms, qui ne vous disent sans doute rien, parce que les médias français en parlent très peu. Ces candidats pourraient bien faire leur entrée au Congrès en novembre prochain, à l’occasion des élections de mi-mandat. Francesca Hong, candidate des DSA, pourrait, elle, conquérir le gouvernorat du Wisconsin. Washington D.C., la capitale, et Los Angeles sont aussi en passe de basculer à gauche.
Toutes ces perspectives donnent de réelles sueurs froides à Donald Trump. Lors d’un discours prononcé le 28 juin dernier, il a présenté ces victoires de la gauche comme « le plus grand péril de l’histoire des États-Unis ». Il a également qualifié les candidats des DSA de « communistes cruels, prêts à tuer leurs adversaires ». Le Parti démocrate tente, lui aussi, par tous les moyens d’enrayer cette dynamique, sans toutefois y parvenir.
Avec Tristan Cabello et Claire Rabès, on parlera également des décisions de la Cour suprême, qui tendent à renforcer considérablement les pouvoirs de Donald Trump.
Auteur: Le Média

