Si le cessez-le-feu dure, il s’agit au mieux d’une solution temporaire et palliative, comme l’analyse ici Saree Makdisi.
***
Avec le cessez-le-feu entré en vigueur le dimanche 18 janvier 2025, les habitants de Gaza – frigorifiés, affamés, meurtris, sans abri, mais résolus à vivre – ont connu leur première nuit calme depuis plus de quinze mois.
Le génocide israélien s’est arrêté, du moins pour l’instant, bien qu’Israël n’ait pas réussi à atteindre un seul de ses objectifs déclarés à Gaza. Le projet d’expulser les Palestiniens vers l’Égypte, ou de les emmener d’une manière ou d’une autre dans le Golfe ou au Canada, a échoué. Il en va de même pour le soi-disant « plan des généraux » visant à nettoyer ethniquement tout le nord de Gaza en exterminant systématiquement tous ceux qui ont survécu aux mois précédents de bombardements et de destruction méthodique des systèmes de survie. Il en va de même de la promesse de détruire le Hamas et la résistance armée à Gaza. Il en va de même du recours à la force pour libérer les prisonniers israéliens détenus à Gaza.
Si Israël a empêché jusqu’à présent une nouvelle attaque comme celle du 7 octobre – le dernier de ses objectifs déclarés –, il a néanmoins rendu de telles attaques plus probables en révélant, tant à Gaza qu’au Sud-Liban, l’incompétence totale de son armée de conscrits indisciplinés. Cette armée excelle dans deux domaines : le massacre de civils et la destruction massive d’infrastructures civiles. Ces deux choses représentent la somme totale de ce qu’Israël a accompli au cours des 470 derniers jours.
Les conditions du cessez-le-feu sont, après tout, essentiellement les mêmes que celles convenues par Israël et le Hamas en mai dernier, que Netanyahou a refusées et dont l’échec a été imputé par Antony Blinken – alors secrétaire d’État des États-Unis – au Hamas. Elles sont…
Auteur: redaction

