Cessez-le-feu : bombardements et tirs à Gaza, répression en Cisjordanie


Ce vendredi 24 novembre, un «cessez-le-feu» commençait après 47 jours de bombardements d’une violence absolue sur Gaza. Une pause très relative, puisque la barbarie coloniale continue :


➡️ À l’aube, juste avant le début officiel du cessez-le-feu, une frappe a détruit une zone de Jabalia, au Nord de Gaza. Un groupe de soldat ricanaient en contemplant l’explosion et prenaient des selfies devant le panache de fumée. Les gazaouis font savoir que la nuit précédant la trêve a été particulièrement meurtrière, avec des bombardements très intenses.

➡️ Environ deux heures avant l’entrée en vigueur de la trêve, un représentant du ministère de la santé de Gaza a déclaré à l’Agence France-Presse que des soldats israéliens «menaient un raid dans l’hôpital indonésien» où 200 patients sont toujours traités. Cet hôpital a subi des frappes et des assauts ces derniers jours.

➡️ Alors que le cessez-le-feu était en vigueur, des palestiniens ont tenté de retourner vers leurs anciennes habitations au nord de Gaza. Les forces israéliennes leur ont tiré dessus. Des vidéos montrent des rafales visant des foules de civils, femmes, hommes ou enfants. Au moins quinze personnes auraient été blessées par ces tirs et un homme tué. D’autres images, insoutenables, montrent de nombreux corps en décomposition au nord de Gaza, abandonnés depuis des jours et que la trêve permet de découvrir.

➡️ En Cisjordanie, rien ne change. Des fidèles musulmans ont été empêchés de prier dans la vieille ville de Jérusalem par la police israélienne qui a tiré des grenades lacrymogènes, explosives et des balles caoutchouc. D’autres vidéos montrent de violentes arrestations de palestiniens de Cisjordanie et des maisons continuent d’être rasées par les israéliens.


La «trêve» de 4 jours ne concerne pas la violence quotidienne que subissent les colonisé-es depuis 75 ans.


La suite est à lire sur: contre-attaque.net
Auteur: B