« Actuellement, ce n’est pas clair ». Ce cadre socialiste résume bien l’état d’esprit qui domine, quelques jours après le début de l’examen en séance par l’Assemblée nationale du projet de loi de finances. Depuis la survie in extremis de son gouvernement, le 16 octobre dernier, en partie grâce à l’abstention du groupe socialiste de l’Assemblée nationale, Sébastien Lecornu entretient une relation privilégiée avec le parti à la rose. Ces derniers ont fait payer leur non-censure : renoncement au 49.3 et suspension de la réforme des retraites jusqu’en 2027.
Des victoires socialistes dans le budget ?
Mais le chemin de croix n’est pas terminé pour l’Eurois, car après sa première motion de censure, il doit survivre à l’examen des textes budgétaires. Encore une fois, c’est vers les socialistes que l’attention du locataire de Matignon s’est tournée.
Depuis quelques jours, le parti veut revendiquer des victoires dans l’examen du budget. « Des amendements qui ont été portés par nous ou accompagnés par nous, qui permettent de protéger un maximum les Français, ont été adoptés », résume le président du groupe socialiste du Sénat, Patrick Kanner, qui a suivi les débats au palais Bourbon. Les députés ont par exemple adopté un nouvel impôt sur la fortune improductive, une taxe sur les dividendes et sur les rachats d’actions, ou encore une surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises lors de l’examen du…
Auteur: Mathilde Nutarelli

