Le 5 juin, en pleine séance du conseil municipal de Montpeyroux, un élu de la majorité a lancé, devant une urne récalcitrante : « C’est comme les femmes, faut taper dessus. » Des propos assumés, consignés au procès-verbal. Un mois plus tard, l’opposition dénonce une tribune censurée, un projet de règlement intérieur restrictif, et a saisi la préfecture. Une manifestation est annoncée jeudi 9 juillet, jour du prochain conseil
Tout part d’une urne qui refuse de s’ouvrir. Lors de la séance du conseil municipal du 5 juin, destinée à la désignation des délégués du conseil municipal en vue de l’élection des sénateurs, un conseiller de la majorité commente l’incident d’une formule dont il n’a pas cherché à se dédire : « C’est comme les femmes, faut taper dessus. » Interpellé par les deux élus d’opposition du collectif Montpeyroux Debout, l’élu confirme ses propos, les assume publiquement et accepte qu’ils figurent au procès-verbal, que Le Poing a pu consulter.
Aucun rappel à l’ordre n’a suivi, selon le collectif. Pire, à en croire son récit : plusieurs membres de la majorité auraient présenté la sortie comme une plaisanterie, invitant les élus d’opposition à faire preuve de davantage de « sens de l’humour ».
Une tribune jugée « contraire à l’ordre public »
L’affaire aurait pu en rester là. Quelques jours plus tard, le collectif Montpeyroux Debout, qui dispose de deux sièges au conseil, a transmis une tribune destinée à l’espace réservé à l’opposition dans le bulletin municipal, comme le prévoit le code général des collectivités territoriales. Le texte dénonçait le caractère sexiste des propos et l’absence de réaction de la majorité. La maire, Pauline Curtan, en aurait refusé la publication, au motif, selon le collectif, que la tribune constituerait une…
Auteur: Elian Barascud

