Ézanville (Val-d’Oise), reportage
Par la vitre du train qui traverse le nord de Paris, on observe le paysage qui défile. Après Sarcelles, les espaces urbanisés laissent place à de grandes étendues de blé doré alternant avec des champs verts. Nous retrouvons Benoît Huet, représentant de l’association France Nature Environnement Val-d’Oise, à la gare d’Écouen-Ézanville. À quelques pas, sur un passage à niveau, il nous montre le paysage agricole de l’autre côté des rails, côté Saint-Brice-sous-Forêt. On y voit de vastes surfaces cultivées avec d’un côté une haie, quelques arbres isolés et, au loin, la forêt. « Avant, à la place du champ de maïs, il y avait un verger abandonné depuis une trentaine d’années. Il était entouré d’arbres, dont des chênes qui atteignaient 20 mètres de haut. Cette zone était devenue un refuge pour les animaux, mais elle a été défrichée il y a six ans », décrit-il.
Désignant deux parcelles de part et d’autre, il poursuit : « Là aussi, ces champs de maïs ont remplacé deux vergers en exploitation, qui ont été arrachés il y a moins de deux ans. » Un chemin, très emprunté par les promeneurs, a aujourd’hui disparu. « Ces trois vergers faisaient plus de 4 hectares. D’autres vergers plus petits ont été arrachés dans le même secteur, qui a pourtant une valeur écologique importante car il fait le lien entre la forêt de Montmorency et celle d’Écouen. »
Ces dernières années, les habitantes et habitants des environs ont constaté que de nombreux vergers ont été défrichés. À Ézanville, Catherine Burton, qui habite la ville, nous emmène sur un chemin qui longe les champs de maïs. Elle désigne les quelques arbres qui se détachent de l’horizon : « Entre ces arbres, il y avait un verger abandonné qui a été arraché l’année dernière. C’est un endroit où je venais beaucoup me promener. J’observais les oiseaux : des…
Auteur: Martine Marras, Sophie Vo

