« Ils attendent quoi, les élus et les journalistes, pour écouter enfin les scientifiques sur le changement climatique ? Une énorme canicule ?» L’été 2026 donne une terrible réponse à ces interrogations que nous osions à peine exprimer.
L’intégrité devrait pousser au mea culpa ceux qui ont depuis des années contribué à nier l’urgence d’agir face au changement climatique (Olivier Galzi, Adèle Van Reeth, Yves Calvi, Luc Ferry, Nicolas Sarkozy, Emmanuel Macron, la quasi-totalité du Rassemblement national, etc.) A la place, une rengaine envahit les plateaux télé et les discours de beaucoup de dirigeants politiques : « C’est la faute aux écolos ».
Depuis la fin du mois de juin, on a entendu que les canicules, les feux, puis les sécheresses seraient la conséquence de l’attitude des « écologistes », le mot désignant à la fois des scientifiques, des militants, des naturalistes, des fonctionnaires ou encore des élus. Bref, des gens qui ont pour point commun d’avoir été dénigrés, méprisés et qualifiés de « catastrophistes » dans les débats publics ces dernières années. Même quand vous partagez des articles scientifiques sur le besoin de végétaliser votre alimentation, vous aurez toujours un commentaire, sans aucun rapport avec le sujet, pour vous rappeler que “les écolos sont contre le nucléaire donc contre le climat“.
Prises une par une, ces accusations sont erronées et mensongères, et cet article vise bien sûr à le démontrer. Mais nous voulons aussi décrire combien ces discours font partie d’une stratégie organisée et dont l’histoire est déjà longue. Son but : attaquer les messagers du changement climatique et détourner les regards des causes structurelles et des responsables.
Il faut se préparer à la vague de désinformation qui vient : plus notre climat se dérègle et nous abîme, plus il devient stratégique pour ceux qui nous ont conduit vers la…
Auteur: Thibaut Schepman

