« C’est mort ou presque » : de très vive voix



C’est mort (ou presque) / à Paris / L’Athénée / jusqu’au 4 octobre.

Comédien, musicien, auteur et metteur en scène, Joachim Latarjet fait vibrer les planches des salles de spectacle par des biais divers. Son activité créatrice s’effectue en particulier via la compagnie Oh ! Oui… Fondée en 2002 avec la comédienne Alexandra Fleischer, cette structure pratique un théâtre à forte teneur musicale orienté vers les écritures contemporaines. C’est mort (ou presque) fait partie des créations récentes de la compagnie. La pièce – que l’on a pu voir en juillet 2024 lors du Festival Off d’Avignon – puise sa matière première dans le corpus ô combien vivifiant de Charles Pennequin.

Composer à partir de ces textes est apparu comme une évidence car les mots de Pennequin sonnent bien.

J. Latarget

Ancien gendarme devenu poète, celui-ci expérimente une parole hyper organique, aux remuements très rythmiques, proche de la poésie sonore. Il la transmet à l’écrit, par des livres (publiés notamment chez POL), et à l’oral, lui donnant corps et voix lors de performances. « Je l’ai découvert d’abord comme performeur, nous confie Joachim Latarjet. J’aime beaucoup son langage : pluriel, ouvert, quelque part entre poésie et philosophie sans jamais se réduire à l’une ni à l’autre. »

Polyphonie intérieure

Les textes qui composent la trame de C’est mort (ou presque) proviennent en grande partie du recueil Pamphlet contre la mort (POL, 2012). « On rit beaucoup en le lisant, souligne Joachim Latarjet dans sa note d’intention. Il y a de l’excès, de l’humour. Composer à partir de ces textes est apparu comme une évidence car les mots de Pennequin sonnent bien. J’ai eu envie de les faire miens, de donner à entendre ce…

La suite est à lire sur: www.politis.fr
Auteur: Jérôme Provençal

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