17 octobre : fin de l’époque contemporaine. « Mais vous voulez la remplacer par quoi au juste ? » demanderont les micros et les éternels repoussoirs à révolution. On va plutôt prendre le temps de parler d’avec quoi on veut en finir.
L’époque contemporaine s’est ouverte sur une série de révolutions face à laquelle les gouvernements ont du trouver des nouvelles techniques de contre-insurrection. La récupération s’est ajoutée à la répression. Le pouvoir s’est réformé et renforcé par sa propre critique. Sortir de l’époque contemporaine c’est faire une révolution qui ne renforce pas ce qu’elle combat.
À L’époque contemporaine, même les mots de la contestation sont des outils du pouvoir. Démocratie, Peuple, émancipation, nation, classe, intérêt, légitimité, pouvoir, etc : les concepts à disposition empêchent une véritable rupture avec le paradigme dominant. Il est temps que les insurgés s’arment de leur propre langage.
L’époque contemporaine a pris nos armes et les a données aux assemblées et aux constitutions. Depuis près de 200 ans, tout a été fait pour isoler nos « voix » dans les isoloirs. Nous ne céderons plus jamais notre puissance.
L’époque contemporaine a décidé à notre place ce que nous sommes. En nous imposant des identités nationales, de genre, de classe, on nous a empêché d’exister depuis un autre « Nous ». On nous a imposé la « Société » et la soumission qui va avec. Elle a ordonné la destruction de tout ce qui résiste. Nous assumons notre refus de collaborer avec la société.
L’époque contemporaine est une période où, sous couvert de progrès, tous ont cru au mythe d’une production qui améliorerait les conditions de vie. Il faut enterrer le marxisme parce qu’il ne permet pas de comprendre que nous ne pouvons rien faire des moyens de production. Nous sommes entrés dans l’ère des insurrections du déclin. Plus personne ne croit que la…
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