Comme il y a un an, le ministère du Travail devrait être l’un des secteurs les plus mis à contribution dans l’effort budgétaire prévu sur l’État. Dans l’état actuel du projet de loi de finances pour 2026, la mission « travail, emploi et administration des ministères sociaux » verrait ses moyens fléchir nettement, avec 2,5 milliards d’euros de coupes, pour tomber à 17,4 milliards d’euros. La discussion parlementaire peut toutefois aménager la copie, souvent qualifiée de « point de départ » par le gouvernement.
Les politiques de soutien à l’alternance restent, à ce stade, parmi les plus touchées dans cette enveloppe. Bercy affirme que le projet de loi poursuit « les efforts de recentrage et de bonne gestion sur l’apprentissage et la formation pour mieux cibler les dispositifs les plus insérants ».
Les PME redoutent de passer à la caisse
Le son de cloche est tout autre sur le terrain. Ces mesures d’économies suscitent depuis plusieurs jours des inquiétudes dans les milieux économiques mais également chez les parlementaires spécialisés dans la question.
« J’ai fait une tournée dans le Gard et le Vaucluse la semaine dernière. Il y a deux sujets de préoccupation dont parlaient les personnes que l’on a rencontrées : le jeu de massacre des chambres consulaires – chambres de commerce et chambres des métiers – et le gros coup de rabot sur l’apprentissage », relate le sénateur LR Olivier Rietmann, qui préside…
Auteur: Guillaume Jacquot

