« C’est un peu comme une rentrée des classes » : les nouveaux sénateurs font leur arrivée au Palais du Luxembourg

En cette fin septembre, c’est un beau soleil d’automne qui frappe les pavés de la cour d’honneur du Sénat. Alignés devant le perron, les palmiers et les lauriers-roses en caisse n’ont pas encore regagné leur serre ; ils donnent au Palais du Luxembourg, dont la façade blonde se détache sur le fond de l’air bleu, une allure de palazzo italien. « Je n’y crois pas encore. J’ai eu d’autres mandats, mais tant que je ne serais pas assis à ma place, avec mon nom, j’aurais du mal à y croire », glisse, un peu ému, Christian Simon. Fraîchement élu dans le Var, le sexagénaire fait son arrivée au bras de sa colistière, la LR Françoise Dumont, déjà rompue aux usages du Sénat puisqu’elle entame son second mandat.

« On sent un poids sur ses épaules parce que l’on représente un territoire, c’est à la fois une fierté et une pression », explique le nouveau sénateur, dont l’élection tient de l’exploit dans un département où les candidats ciottistes étaient donnés archi-favoris. « Maintenant, je vais apprendre à connaitre la maison et ses codes. »

Certains se sentent même revenir plusieurs années en arrière : « C’est un peu comme un rentrée des classes », confie du haut de ses 34 ans le nouveau sénateur Renaissance du Bas-Rhin Benjamin Huin, un proche de Gabriel Attal. « J’ai reçu un mail la nuit de mon élection, pour m’indiquer que j’étais attendu dès le lendemain à telle heure », explique Patrick…

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Auteur: Romain David