Madrid (Espagne), correspondance
La vague de chaleur historique qu’a connue l’Espagne au mois d’août, avec des températures flirtant régulièrement avec les 45 °C pendant près de deux semaines, a alimenté des incendies monstres dans le pays.
En seulement quelques semaines, plus de 350 000 hectares sont partis en fumée, ravageant au passage des parcs et réserves naturelles, particulièrement dans l’ouest (Estrémadure) et le nord-ouest de l’Espagne (Galice et Castille-et-León).
C’est le cas notamment de Las Médulas, un site d’anciennes mines romaines classé au patrimoine mondial de l’Unesco, du parc naturel du lac de Sanabria et des Sierras de Segundera et Porto, qui abrite le plus grand lac glaciaire d’Espagne, ou encore du parc national des pics d’Europe. Jusqu’à la moitié de certains parcs et réserves naturelles auraient brûlé, selon des premières estimations des autorités.
« Il est encore difficile de mesurer tous les impacts, juge María Melero de WWF Espagne. Une fois les flammes complètement éteintes, il faudra prendre le temps d’évaluer toutes les conséquences, mais c’est certain que les incendies des dernières semaines auront fait de graves dommages dans ces endroits, notamment sur la végétation, la biodiversité et les rivières. »
En plus des pertes de vies humaines (au moins quatre morts) et d’énormes dommages matériels, les incendies de cet été ont aussi affecté de nombreux animaux, souvent en voie d’extinction, comme les loups ibériques, les ours bruns et les cigognes noires. Certains sont morts piégés par le feu alors que d’autres, qui ont pu se déplacer, seront maintenant affectés par la perte de leur habitat et de leurs aires de reproduction.
« Des incendies de cette ampleur entraînent toujours la mort directe ou indirecte de nombreuses…
Auteur: Romain Chauvet

