Die (Drôme), reportage
« On l’a déjà vécu, malheureusement… La chaîne de solidarité se met très vite en place », raconte Virginie, en s’appuyant sur son caddie. Venue d’un village voisin, la quinquagénaire est postée plusieurs heures par jour devant le supermarché de Die pour collecter des dons. Comme en 2022, quand un incendie avait brûlé 300 hectares durant neuf jours, Virginie et des centaines d’habitants de la vallée sont venus prêter main-forte aux secouristes. Pâtes, pain, compotes, eau, biscuits, mouchoirs… Les produits sont collectés en masse pour être ensuite acheminés à moins de 300 mètres de là, au gymnase du village.
Depuis vendredi, le lieu fourmille. Dans une ambiance survoltée, des centaines de volontaires s’agitent, régulièrement rejoints par de nouvelles personnes qui veulent « aider comme ils le peuvent ». Dans le hall d’entrée, les allers-retours s’enchaînent et les provisions s’empilent. Les rires, s’ils sont bien présents, se font discrets : « Les pompiers se reposent sur les lits de camp dans la salle d’à côté », précise Jean-Luc Printemps en pointant l’intérieur du gymnase.
L’homme récemment élu observe, impressionné, les va-et-vient des bénévoles, « c’est une improvisation totale, mais ça fonctionne bien ». À ses côtés, Claude Vauchel, un autre élu de la commune, acquiesce : « On fait le maximum pour que les secours puissent se sentir bien quand ils ne sont pas en intervention. » Outre le ravitaillement, les volontaires s’occupent aussi de laver leur linge, nettoyer les sanitaires, trouver un écran les jours de match et certains proposent même des massages.
Un manque de moyens
Car si à Die, le ciel est bleu et l’air sain, tout le monde sait qu’à quelques kilomètres de là, sur la rive gauche de la rivière Drôme, la fumée a remplacé les nuages. Comme en 2022, à Romeyer, un village voisin, c’est un impact de…
Auteur: Pauline De Deus

