« C’était un rival pour elle » : comment expliquer l’éjection surprise de Thierry Breton de la Commission von der Leyen

C’est un véritable coup de tonnerre, qui provoque la stupéfaction aussi bien à Bruxelles qu’à Paris. Le Français Thierry Breton a claqué avec fracas, ce lundi matin, la porte de la Commission européenne. S’estimant désavoué par sa présidente, Ursula von der Leyen, il a pris les devants en quittant ses fonctions de commissaire au marché intérieur, avec « effets immédiats ».

« Il y a quelques jours, dans la toute dernière ligne droite des négociations sur la composition du futur Collège [des commissaires], vous avez demandé à la France de retirer mon nom – pour des raisons personnelles qu’en aucun cas vous n’avez discutées directement avec moi – et proposé, en guise de compromis politique, un portefeuille prétendument plus influent pour la France au sein du futur Collège », a-t-il écrit à la cheffe de l’exécutif européen, dans une lettre qu’il a rendue publique sur le réseau X.

L’affaire était pourtant entendue. L’ex-PDG d’Atos et ancien ministre de l’Economie sous Jacques Chirac, s’était imposé comme une figure de premier plan de l’équipe sortante de la Commission européenne, et sa confirmation pour cinq années de plus était attendue. Emmanuel Macron avait proposé son nom cet été pour le siège revenant à la France. Trois heures après cette missive explosive, l’Élysée s’est rabattu sur Stéphane Séjourné, l’ancien président du groupe Renew au Parlement européen, et éphémère ministre…

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Auteur: Guillaume Jacquot

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