Bien entendu, l’information la plus intéressante de la journée (jeudi 13 mars), c’est l’annonce officielle que des contacts existent récemment avec les autorités étasuniennes en vue de « conversations ». Je précise « conversations », parce que c’est le terme le plus couramment employé pour le moment, et non de mots plus connotés comme « négociations », « pourparlers », par exemple. Le choix des mots est voulu. Pour l’instant, c’est tout ce que l’on sait, et c’est peu, comme d’habitude dans ces cas-là. On ne sait pas non plus d’où est venu le déclic : la Maison-Blanche, La Havane, le Vatican ? Celui-ci ayant participé aux négociations avec Obama qui ont abouti en 2016 à la reprise des relations diplomatiques et à la libération des Cinq, on peut supposer qu’il est de nouveau de la partie, d’autant que le ministère des Relations extérieures annonce ce même-jour la relaxe anticipée d’une cinquantaine de prisonniers, « à l’occasion de la Semaine sainte ». Le Mexique, si solide aux côtés de la Révolution cubaine depuis López Obrador, est-il de ces « facteurs » externes ? On trouvera ci-dessous la seule information fournie à ce jour, qui ne prend même pas la forme d’un « communiqué » ou d’une « déclaration », juste celle d’une annonce après une réunion au sommet de la Révolution cubaine, commentée ensuite par Diaz-Canel en conférence de presse nationale.
En tout cas, cette annonce officielle devrait mettre un terme aux spéculations de toutes sortes qui ont fleuri sur les réseaux sociaux depuis plusieurs semaines. Que sortira-t-il de ces contacts ? L’histoire de la Révolution cubaine (déjà 67 ans) prouve que celle-ci est un battant qui ne s’en laisse pas conter (demandez-le aux négociateurs étasuniens et sud-africains qui ont dû reconnaître que la diplomatie cubaine, c’est du coriace ; on a un aperçu dans les ouvrages de Piero Glejeises et Jorge…
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