Pour Jean-Claude Raux, député Les Ecologistes de Loire-Atlantique, le combat pour la qualité de l’eau est d’abord un intérêt local de longue date. Avant d’être député, Jean-Claude a été brièvement maire de la commune de Saffré (2020 – 2022), qui possède un captage d’eau prioritaire « Grenelle », l’un des captages les plus menacés en France par les pollutions diffuses, notamment les nitrates et les produits phytopharmaceutiques.
« Saffré connaît aussi des soucis avec les inondations : la problématique de l’eau a toujours été un sujet pour nous aussi bien sur la qualité que la quantité, et je m’étais promis de faire un mandat au service de l’eau en tant que maire », contextualise l’ancien édile pour La Relève et La Peste.
Parmi les travaux entrepris durant son mandat : un manifeste transpartisan visant à éliminer les produits phytosanitaires à l’échelle du bassin versant à l’horizon 2040, adopté à l’unanimité par le conseil départemental. C’est pourquoi, devenu député, Jean-Claude Raux a décidé de porter la protection de la qualité de l’eau à un niveau national.
Une proposition de loi pour protéger l’eau
« La situation de l’eau potable est extrêmement préoccupante en France. Cette proposition de loi est l’écho d’un appel beaucoup plus large des acteurs de l’eau, collectivités, tous ceux qui se mobilisent pour faire en sorte que notre bien commun le soit vraiment », explique le député pour La Relève et La Peste.
Cette idée n’est pas nouvelle. Cette proposition de loi a déjà été déposée à plusieurs reprises et sous plusieurs formats, sans succès, c’est pourquoi le député propose une version minimaliste qui va à l’essentiel :
- Interdiction, à compter du 1er janvier 2030, de l’utilisation de pesticides de synthèse et d’engrais azotés minéraux à l’intérieur des aires d’alimentation des captages associées à des points de…
Auteur: Laurie Debove

