La CFE-CGC s’est dotée mercredi 10 juin d’une nouvelle présidente, Christelle Thieffinne, au cours de son 39e congrès qui a vu son prédécesseur François Hommeril tirer sa révérence par un discours au vitriol contre l’exécutif.
Christelle Thieffinne, qui était seule candidate, s’inscrit dans la continuité des trois mandats effectués par le président sortant. Cette ingénieure de 54 ans, issue de la Fédération de la métallurgie, a fait l’essentiel de sa carrière chez Thales AVS, sur le site de Vendôme (Loir-et-Cher). Elle a recueilli les suffrages de 610 délégués du congrès, tandis que 91 se sont abstenus.
« Je veux faire de la CFE-CGC la troisième organisation syndicale de ce pays », a déclaré Christelle Thieffinne à la tribune du congrès, avant le vote sur sa candidature, alors que le syndicat gagne des adhérents, notamment grâce à une part croissante de cadres dans la population active.
Quatrième organisation syndicale française talonnant FO, le syndicat de l’encadrement a le vent en poupe notamment grâce à l’augmentation de la part des cadres dans la population active. Le nombre d’adhérents est passé de 150 850 en 2018-2019 à 168 098 en 2024, selon la trésorière du syndicat, Farida Karad, qui a noté « une féminisation plus marquée » de l’organisation, alors que la part des stagiaires femmes formées par le syndicat est passée sur la même période de 22 % à 33 %.
Christelle Thieffinne a dit espérer que son organisation « pourra peser pour éviter d’avoir tout et n’importe quoi » dans les programmes des candidats à la présidentielle en 2027. Mais elle a indiqué que « si le RN était élu », « on irait à la rencontre d’un tel gouvernement ». « Demain, que ce soit eux ou un autre parti politique, qui venait à tailler notamment dans les droits des salariés ou le droit syndical, ils nous trouveront », a-t-elle affirmé.
Depuis…
Auteur: La Croix (avec AFP)

