Après un 10 septembre en demi-teinte, la mobilisation syndicale du 18 devait permettre aux différentes modalités de mobilisation et de contestation d’entrer en résonance. Ce ne fut pas vraiment le cas, Bruno Retailleau a d’ailleurs pu se féliciter dès midi du peu de blocages matinaux. Du point de vue de l’inter-syndicale, ce fut aussi une réussite, les rues étaient pleines et les camions sono ont pu cracher leurs tubes des années 80. Comme après chaque première journée de mobilisation, chacun a pu scruter la stratégie syndicale : une nouvelle date proche serait le signe d’une grande détermination, une date un mois plus tard démontrerait une plus grande frilosité. Finalement, tous les pronostics ont été déjoués puisque l’inter-syndicale a choisi de ne pas choisir de date. Un « enragé » nous a transmis ce billet de mauvaise humeur qui traduit parfaitement la déception ressentie par de nombreux manifestants.
Les syndicats rien que leurs noms ils puent l’ennui : CGT-CFDT-CFTC-UNSA-SUD… Vous kiffez tant que ça les lettres, bande de lâches ? Un mot complet, ça vous arracherait la bouche ? Ouais je sais, y’a Solidaires, ça prouve l’inspiration. Après on s’étonne que ça défile derrière des ballons, des grosses couilles avec des micros des sonos qui crachent les pires slogans, la pire musique de la terre. Même pour ça ils inventent rien ils récupèrent ils sont toujours en retard. Tu peux être sûr que quand les syndicats ils passent un son, le reste du monde il est passé à autre chose.
Il nous ont bien niqué, y’a pas à dire. Macron il fait tomber son guignol le 8 et eux ils enchaînent le 18. Résultat le 10, c’est quoi ? C’est le gamin du milieu, tout le monde s’en bat les couilles. Mais voilà, le 10 c’était nous. Le 18 c’était eux. Résultat, l’État il souffle et Le Monde ils peuvent dire : les syndicats au centre, acteurs incontournables de la Rèpublique Fronçaise, tout ça. Ils ont…
Auteur: dev

