« Non à la résignation, lançons la riposte » est le mot d’ordre de l’appel à la mobilisation et à la grève organisé notamment par la CGT-Spectacle. Subissant des attaques de toutes parts, le secteur culturel se doit en effet de réagir.
Est-ce la décision de la présidente des Pays de la Loire, Christelle Morançais, de procéder à de drastiques coupes budgétaires qui a déclenché une prise de conscience sur le danger pesant sur la culture ?
Ghislain Gauthier : Les coupes budgétaires sur la culture dans les collectivités territoriales ont débuté avec Laurent Wauquiez en 2022 dans la région Auvergne-Rhône-Alpes et, déjà à l’époque, la profession s’était mobilisée. Dans les Pays de la Loire, la méthode de Mme Morançais a été un peu celle de Milei ou Trump : on prend la pire des décisions, on l’annonce de manière brutale et on laisse les acteurs en gérer les conséquences. Il y a clairement la volonté de tétaniser la profession, même si localement il y a eu une très grosse mobilisation.
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Ces coupes ont déjà des effets directs : le Front régional d’art contemporain va fermer, l’orchestre de la région est touché, il y a des licenciements au Pôle régional qui s’occupe des arts vivants, le nombre de spectacles diminue, les professionnels locaux sont très pénalisés… La décision des Pays de la Loire a en effet été un gros coup porté, suivie par le département de l’Hérault, PS, qui a annoncé retirer tous ses financements culturels. Nous devons absolument arrêter cette « saignée budgétaire » qui touche de plus en plus de territoires.
Quel est l’impact en termes…
Auteur: Christophe Kantcheff

