Rufus & Chaka Khan Stompin’ at the Savoy – Live et Rufus Seal in Red, Cherry Red Records, édition CD, 25,50 euros.
Chaka Khan, celle que l’on a parfois appelée la « reine du funk », nous en parlions déjà il y a trois semaines lorsque nous évoquions l’exposition « Disco. I’m coming out » à la Philharmonie de Paris. Hasard du calendrier, la voici de nouveau au cœur de l’actualité des musiques noires avec la réédition en CD des deux derniers albums du groupe avec lequel elle a longtemps collaboré : Rufus.
Son enfance, son adolescence, puis sa rencontre transformatrice avec le groupe, Chaka Khan les a évoquées à plusieurs reprises. Née en 1953 à Chicago, celle qui s’appelle alors Yvette Marie Stevens a évolué dans une famille d’artistes. Ses parents sont des « beatniks », comme elle le dira parfois, qui repeignent les murs de leur appartement de fresques représentant les capitales d’Europe qu’ils rêvent de visiter. Chaque enfant a un talent pour la musique et Yvette, qui s’ennuie à l’école, fonde à 11 ans son premier groupe, les Crystalettes. Elle y travaille sa voix, qui contraste immédiatement avec celle de ses partenaires. L’adolescente a ce qu’elle perçoit déjà comme un don naturel – ou divin.
Sur le même sujet : « Disco. I’m coming out » : Boogie Nights
Fidèle d’une église catholique, elle y interprète des chants grégoriens dans la chorale. Mais, à côté de cette formation classique, elle s’amuse avec les improvisations du jazz et maîtrise les vocalises du R’n’B. Plus tard, son son, tantôt légèrement nasillard, lorsqu’elle utilise son nez comme principal…
Auteur: Pauline Guedj

