Au-delà de ce constat global, des travaux récents des agences spécialisées viennent en préciser l’évolution et les tendances.
Selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et de l’Organisation météorologique mondiale (OMM), la fréquence, l’intensité et la durée des épisodes de chaleur extrême ont fortement augmenté au cours des cinquante dernières années, et les risques pour les systèmes agroalimentaires et les écosystèmes devraient s’accroître considérablement à l’avenir.
Le document décrit les aspects scientifiques de la chaleur extrême, les vulnérabilités, les impacts observés et prévus sur l’agriculture, les stratégies d’adaptation, des études de cas, et propose des recommandations politiques.
« Plus qu’un simple aléa climatique isolé, la chaleur extrême agit comme un facteur de risque aggravant qui amplifie les faiblesses existantes dans les systèmes agricoles », a déclaré dans un communiqué, Celeste Saulo, Secrétaire générale de l’OMM.
La sécheresse cause des pertes économiques importantes pour les agriculteurs à travers le monde.
Des rendements menacés par l’intensification du réchauffement
Selon le rapport, l’intensité de la chaleur extrême double environ avec un réchauffement climatique de 2 °C et quadruple avec 3 °C, par rapport à une augmentation de 1,5 °C des températures moyennes mondiales.
Pour la plupart des principales cultures agricoles, les rendements commencent à baisser au-delà de 30 °C – voire à des températures plus basses pour certaines cultures comme la pomme de terre et l’orge.
Cette sensibilité des cultures aux températures élevées varie toutefois selon les conditions locales et les épisodes de chaleur. Le rapport mentionne qu’au printemps 2025, une partie de la chaîne de montagnes de Fergana, au…
Auteur: Nations Unies FR

