Pendant que tout le monde regarde ailleurs, les températures explosent. Littéralement.
Cette semaine : 48°C au Pakistan, 46°C en Irak, 49°C au Koweït. On parle de hausses de plus de 12°C par rapport aux précédents records, et on nous ne sommes qu’en avril. En Iran, même à 2000 mètres d’altitude, il n’a pas fait moins de 20°C la nuit.
Ces chiffres ne sont pas juste spectaculaires : ils sont terrifiants. Ils mettent en tension les ressources naturelles, déstabilisent les écosystèmes, rendent la vie impossible dans des régions entières. Et bien sûr, comme toujours, ce sont les plus pauvres qui trinquent en premier. Le changement climatique tue en silence.
Au-delà d’une certaine température, combinée à un taux d’humidité élevé, le corps humain ne peut plus se refroidir. Même en pleine forme, même jeune, c’est la mort quasi-assurée. C’est ce qu’on appelle le thermomètre mouillé : quand l’air est tellement saturé d’humidité que la sueur ne s’évapore plus. Résultat : le corps monte en température… jusqu’à ce qu’il cède. Des zones entières de l’Inde et du Pakistan pourraient ainsi devenir inhabitables dans les décennies qui viennent, déplaçant des millions de personnes.
Tout cela, le GIEC l’a annoncé, documenté, répété. Les événements extrêmes vont se multiplier. Pas dans dix ans. Maintenant. Et ce qu’ils décrivent ressemble clairement à un monde invivable.
En France aussi, les signaux s’emballent. Le 30 avril pourrait être le jour d’avril le plus chaud jamais enregistré, et le 2 mai est bien parti pour pulvériser un autre record. Et pourtant, dans les médias : pas un mot, ou presque. Nous n’aurons pas d’images à la hauteur des enjeux climatiques, mis à part peut-être les traditionnelles images de vacanciers en bord de mer ou d’enfants qui pataugent dans des miroirs d’eau. Sur France Info, on choisit d’interroger des commerçants qui se félicitent que leurs…
Auteur: B

