Aux grands maux les grands moyens. La ville de Chamonix, en Haute-Savoie, va interdire toute nouvelle construction de résidences secondaires dans son futur plan local d’urbanisme (PLU). Cette disposition a été présentée lors du conseil municipal le 10 mars et devrait être votée par le conseil communautaire le 13 mars.
Sur les 12 hectares qui restent constructibles, il sera presque impossible d’édifier de nouveaux immeubles destinés aux touristes. Les promoteurs n’auront plus que douze zones d’aménagement, soit environ 10 à 15 % des 12 hectares, où il sera possible d’édifier des immeubles neufs, avec une obligation d’offrir 50 % de logement social.
Tout nouveau projet hôtelier d’ampleur est également interdit. Seuls les établissements dits familiaux d’une quarantaine de chambres pourront s’agrandir, dans la limite de 30 % de leur capacité.
La Ville a converti 90 hectares de zones à urbaniser en zones agricoles
Enfin, la ville a converti 90 hectares de zones à urbaniser en zones agricoles et 50 hectares en zone naturelle. Ce qui permettra de « préserver les prairies et des espaces végétalisés riche en biodiversité proches des habitations », dit le communiqué de presse.
Chamonix est la première ville à prendre une mesure aussi radicale. Elle s’appuie sur la loi Le Meur, promulguée en novembre 2024, qui offre aux communes de nouveaux outils pour réguler « les meublés de tourisme à l’échelle locale ».
Le maire de la ville, Éric Fournier (UDI, Centristes et Apparentés), a fait partie d’un groupe de travail interministériel ayant abouti à cette législation. « Le constat est simple : un site touristique sans ses habitants devient un parc d’attraction. Ce n’est pas ce qu’on souhaite sur un plan social », a-t-il déclaré à Reporterre.
L’été dernier, la ville avait déjà durci le ton en majorant la taxe d’habitation…
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