La France est le pays du monde qui comporte le plus de résidences secondaires, aggravant la crise du logement dans le pays. La vallée de Chamonix est elle aussi touchée. Classée en zone tendue touristique en 2023, elle accueille 8 millions de nuitées chaque année. A tel point que les locaux peinent à se loger quand les résidences secondaires représentent « 70 % du parc de logements », selon les chiffres avancés par la municipalité.
« À Chamonix, on a un prix du mètre carré qui dépasse celui des quartiers de Paris. La crise du logement, c’est le nerf de la guerre », assure un collaborateur du maire de Chamonix auprès de France3Régions.
Après avoir renforcé son dispositif pour limiter les locations de courte durée, la municipalité a pris une autre décision forte dans son nouveau PLU, présenté ce lundi 10 mars. Plus aucune nouvelle résidence secondaire n’est autorisée sur la quasi-totalité de la commune, une première en France.
L’objectif : créer ou reconvertir 1000 logements pour les dix prochaines années à destination des 9000 habitants locaux et travailleurs saisonniers. 50 % de mixité sociale est imposée dans des secteurs ciblés à urbaniser, et 25% pour toute construction supérieure à 200 m2.
Ce nouveau PLU s’appuie la loi Le Meur du 19 novembre 2024, qui s’attaque à la multiplication des locations meublées touristiques et renforce les pouvoirs des maires pour mieux les réguler. Chamonix-Mont-Blanc interdit également tout nouveau projet hôtelier d’ampleur.
Les hôtels dits « familiaux » (une quarantaine de chambres) pourront effectuer des travaux de modernisation et s’agrandir de 30 % maximum. Tandis que les plus grands hôtels ne pourront s’étendre qu’à un maximum de 20% et uniquement pour des bâtiments destinés à loger travailleurs et saisonniers « afin de soutenir le marché de l’emploi impacté par la crise du logement et limiter les déplacements pendulaires »,…
Auteur: La Relève et La Peste

