Vignerons et maisons de champagne ont fixé à 9 000 kilos par hectare le rendement commercialisable de la vendange 2025, contre 10 000 kg l’an dernier, dans un contexte économique mondial marqué par l’incertitude, a annoncé mercredi 23 juillet le Comité champagne.
« Grâce à des conditions climatiques globalement clémentes, les vignes ont bénéficié d’un environnement propice à leur développement, limitant ainsi les risques sanitaires », souligne le Comité dans un communiqué.
Toutefois, « l’instabilité géopolitique et économique, conjuguée à des comportements de consommation de plus en plus volatils, rend les prévisions plus complexes ». Bien que les ventes de Champagne « affichent une relative stabilité », cette incertitude « incite la filière à faire preuve de prudence », explique le Comité.
En 2024, le rendement commercialisable avait été fixé à 10 000 kg par hectare, pour tenir compte de la baisse des ventes. En 2023, il était de 11 400 kg par hectare.
« Déstockage progressif »
Le quota choisi pour 2025 « s’inscrit dans une trajectoire de déstockage progressif afin de réajuster la production à la réalité du marché », expose le communiqué.
Pour Maxime Toubart, coprésident du comité Champagne, « l’objectif est de trouver un consensus qui, à la fois, prend en compte les prévisions d’expéditions de vente et l’économie de nos entreprises », dans un contexte « de morosité ambiante (…) qui incite à être prudent ».
Le « rendement agronomique », c’est-à-dire les quantités produites par les parcelles, est pour sa part estimé à ce stade à 10 000 kg par hectare, a expliqué à l’AFP le Comité, qui représente 16 000 vignerons et 350 maisons de Champagne.
Environ une tonne par hectare devrait donc être mise en réserve, sous forme de vin non encore « champagnisé ». « On récolte tout ce qu’on peut et on le met en réserve…
Auteur: La Croix (avec AFP)
