Il y a tout d’abord la question du timing de la maternité. Comment empiéter le moins possible sur le calendrier des entraînements et des compétitions ? Puis la bataille contre ceux et celles qui présument que la carrière d’une championne enceinte est de facto derrière elle. Les difficultés mentales et physiques pour retrouver son niveau d’avant la grossesse. Et enfin celles pour réussir à s’occuper de son enfant malgré les voyages, les stages d’entraînement, les compétitions, ou encore certains règlements de fédérations.
Quand le projet d’enfant devient plus fort que le désir de victoires
“A un moment donné, j’ai senti que mon plus gros objectif, c’était devenir maman. Ça prenait beaucoup plus de place que le désir de surfer une grosse vague de plus.” Dans sa maison de Nazaré au Portugal, où elle vit et s’entraîne, la multi championne de surf Justine Dupont, casquette vissée sur des cheveux bouclés et décolorés par l’eau de l’océan, revient sur cette “vague de vie”, comme elle dit, qui un jour a été plus forte que son désir insatiable de médailles. A 32 ans, au sommet de sa carrière, Justine décide d’avoir un enfant, tout en essayant – idéalement – que ce projet n’impacte pas trop le calendrier des compétitions et des entraînements. “Car en tant que femme dans le sport, c’est compliqué à gérer, explique-t-elle. Les hommes continuent à vivre, ça ne change rien à leur saison. Alors que…
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Auteur: Guillemette Halard

