Le lac Supérieur est réputé pour la pureté de ses eaux, mais une combinaison d’apports de nutriments provenant d’une activité humaine croissante (incluant l’agriculture et le développement urbain), de l’élévation des températures et de conditions orageuses a causé une prolifération d’algues potentiellement dangereuses.
Les cyanobactéries se développent dans des systèmes d’eau douce dont la température est relativement élevée et où les apports en nutriments sont importants, ce qui est typique des zones fortement urbanisées et agricoles.
Les cyanobactéries peuvent produire des toxines, telles que les microcystines et d’autres cyanotoxines, qui risquent d’avoir des effets néfastes sur les humains et l’environnement.
Cet article fait partie de notre série Nos lacs : leurs secrets, leurs défis. Cet été, La Conversation vous propose une baignade fascinante dans nos lacs. Armés de leurs loupes, microscopes ou lunettes de plongée, nos scientifiques se penchent sur leur biodiversité, les processus qui s’y produisent et les enjeux auxquels ils font face. Ne manquez pas nos articles sur ces plans d’eau d’une richesse inouïe !
Ces toxines peuvent donner un goût et une odeur désagréables à l’eau, interférer avec le traitement des eaux, provoquer des troubles gastro-intestinaux et des lésions hépatiques chez les humains, et même être fatales pour les animaux domestiques et le bétail.
Malheureusement, à mesure que la planète se réchauffe, la prolifération d’algues nocives touche de plus en plus de régions du Canada. Notre équipe a entrepris de comprendre l’ampleur du problème dans le lac Supérieur et les actions à poser pour y remédier.
Prolifération dans les Grands Lacs
Les proliférations de…
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Auteur: Sapna Sharma, Professor and York University Research Chair in Global Change Biology; Director of the United Nations Institute for Training and Research Global Water Academy, York University, Canada

