« Oui on peut changer le monde à chaque repas ! » : Rencontre avec l’agronome Philippe Pointereau à l’occasion de la sortie de son nouveau livre.
Alors que les modes de culture intensifs posent toujours plus de problèmes environnementaux la question de la transition écologique de nos modes de production agricoles est plus d’actualité que jamais. Malheureusement cette transition est très lente, la nécessité du changement se heurtant à des intérêts agroindustriels puissants et à un manque de volonté politique nécessaire pour la porter et l’accélérer.
Heureusement devant ces difficultés certains acteurs ne baissent pas les bras. C’est le cas de l’agronome Philippe Pointereau qui vient de publier aux éditions Utopia un livre salutaire. En effet dans « Changer le monde à chaque repas » Philippe Pointereau démontre que la transition écologique de notre agriculture est non seulement indispensable mais qu’elle est également possible, prenant ainsi à rebours l’idée malheureusement en vogue selon laquelle on ne pourrait pas faire autrement que poursuivre dans la voie agroindustrielle actuelle. Nous recommandons donc chaudement la lecture de ce livre qui nous met face aux défis auxquels fait face l’agriculture et nous montre que des solutions existent, dont certaines sont déjà mises en œuvre, pour répondre aux besoins alimentaires tout en utilisant moins ou plus du tout d’intrants chimiques de synthèse.
Philippe Pointereau a eu la gentillesse de répondre à trois questions posées par l’équipe de Générations Futures à l’occasion de la publication de son livre
GF : Comment expliquer la grande difficulté pour l’agriculture française et européenne à diminuer sa dépendance aux pesticides ?
P T : Il y a des engagements comme celui pris en 2008 dans le cadre du plan Ecophyto de réduire l’usage des pesticides de 50% d’ici 2018, objectif toujours repoussé et jamais atteint voir remis…
Auteur: nadine

