La justice a accédé mercredi 4 mars à la demande de remise en liberté de l’ancien maire de Saint-Étienne Gaël Perdriau, incarcéré depuis janvier après sa condamnation à quatre ans de prison ferme pour chantage à la sextape, dans l’attente de son procès en appel en juin.
Les juges de la chambre correctionnelle de la cour d’appel de Lyon ont suivi en ce sens les réquisitions de l’avocat général, qui avait soutenu la demande déposée par Gaël Perdriau et ses avocats. L’ex-maire était incarcéré depuis le 7 janvier au centre pénitentiaire de Bourg-en-Bresse dans l’Ain.
Cette remise en liberté sous contrôle judiciaire s’accompagne d’une interdiction d’entrer en contact avec les protagonistes du dossier, de quitter le territoire, et l’obligation de pointer tous les quinze jours au commissariat de Saint-Étienne.
« Au-delà des aspects humains évidents, cela permettra aussi de préparer une défense avec le soin nécessaire », a réagi Me Jean-Félix Luciani, un de ses avocats, après la décision. « Pour sa famille c’est un soulagement, pour lui aussi et pour nous aussi. Sur un autre plan, ça lui permettra de travailler », a-t-il ajouté, alors que Gaël Perdriau a été condamné au paiement d’importants dommages et intérêts. Sa sortie de prison « est une affaire d’heures », a-t-il encore précisé.
Gaël Perdriau, 53 ans, est apparu par visioconférence mercredi devant la cour, pull gris, visage fermé : « Je respecterai comme je l’ai toujours fait les conditions qui me seront imposées », a-t-il assuré lors de l’audience de demande de remise en liberté.
Il « présente les garanties plaidées par sa défense », a estimé de son côté l’avocat général Éric Mazaud. L’ancien édile « ne présente que très peu de risques » de fuite, de manipuler les preuves ou de récidives, a ajouté le magistrat qui avait requis un placement sous…
Auteur: La Croix (avec AFP)

