Huit organisations opposées à l’A69 ont déposé entre le 16 juillet et le 2 août trois plaintes au pénal contre X auprès du tribunal judiciaire de Toulouse, visant le chantier de l’autoroute entre Toulouse et Castres, dont les travaux sont en cours. Parmi celles-ci : La Voie est libre, Les Amis de la Terre Midi-Pyrénées, le Groupement national pour la surveillance des arbres (GNSA), Attac Tarn et France Nature Environnement (FNE) Occitanie.
Une première plainte a été déposée pour « faux et usage de faux, trafic d’influence et prise illégale d’intérêt », des délits qui auraient provoqué « des atteintes graves aux patrimoines culturel et naturel », détaille la plainte. Elle cible le maire de la commune de Maurens-Scopont, dans le Tarn, qui aurait « usé de son influence pour faire modifier le tracé » de l’autoroute, « accompagné par le cabinet d’avocat du député Renaissance Jean Terlier, ardent défenseur de l’A69 ». Le tracé aurait été rapproché du château de Scopont, s’affranchissant des règles de protection observées par les Monuments historiques, pour s’éloigner des parcelles du maire.
Une seconde plainte a été déposée auprès du juge d’instruction, avec constitution de partie civile, pour « destruction de biodiversité en bande organisée en dehors des périodes autorisées », en particulier dans le bois de la Cremade, à Saïx, toujours dans le Tarn, où des arbres ont été coupés en février 2024. Une infraction punie de sept ans d’emprisonnement et de 750 000 euros d’amende dans le Code de l’Environnement. Pendant plusieurs semaines, des militants ont défendu cette zone classée à « enjeu écologique fort » dans l’arrêté préfectoral autorisant les travaux de l’autoroute.
« Des cartographies trompeuses »
Devant la commission d’enquête parlementaire sur l’A69, le directeur du concessionnaire Atosca, qui n’a pas répondu aux sollicitations de…
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Auteur: Léa Guedj

