Le chaos se répand dans le monde : l’affaire Epstein, la guerre en Ukraine, le conflit en Iran, les interventions américaines au Venezuela… Le chaos est souvent une destruction « créatrice », un prélude au changement.
Un principe supérieur d’exploitation, de domination et de contrôle
Notre hypothèse est que les sociétés humaines sont régies par un principe supérieur d’exploitation, de domination et de contrôle. L’application de ce principe suppose l’existence d’un système adaptable, capable d’évoluer en fonction des transformations structurelles des sociétés — transformations qui sont elles-mêmes le produit d’ajustements provoqués par le système lui-même.
La gestion des sociétés humaines s’effectue comme si elle était pilotée par une entité suprême. Dans les développements qui suivent, cette expression désignera le pilote, tandis que le terme système qualifiera la structure de gouvernance et son mode de fonctionnement.
L’entité suprême se situe au sommet de la pyramide. Elle détient la haute main sur la planification stratégique : elle détermine l’horizon à atteindre — en quelque sorte la fonction « objectif » à optimiser sous contraintes. Il s’agit principalement, mais pas exclusivement, de la maximisation du profit à n’importe quel prix.
Le système, quant à lui, assure la gestion opérationnelle et stratégique : il définit les priorités, concentre et canalise les ressources, renforce les opérations, et veille à ce que les agents soient focalisés sur la réalisation des objectifs fixés. Il agit pour saturer les contraintes existantes, mais aussi pour les redéfinir. À cette fin, il façonne en permanence les structures sociales afin de les rendre compatibles avec un nouveau modèle — ou une nouvelle variante systémique — qui sera imposé dès que les conditions apparaîtront favorables.
Les modèles se succèdent ainsi, en intensifiant à chaque cycle l’exploitation, la…
Auteur: Bernard CONTE

