Charge mentale : comment éviter une surchauffe du cerveau ?

Lire ses e-mails tout en ayant à l’esprit l’organisation du week-end et en écoutant son interlocuteur au téléphone, est-ce possible ? Bienvenue dans le soi-disant multitâche, que notre quotidien entretient avec le télétravail et l’essor de la technologie numérique à notre disposition. Nous pouvons avoir l’impression de faire deux choses en même temps, mais en réalité notre cerveau, inconsciemment, reporte très rapidement son attention d’une tâche à une autre. Après plus de 50 ans de travaux scientifiques, l’expression « charge mentale » s’est développée ces dernières années dans la vie courante et dans différents milieux professionnels. Mais ce concept pose encore de nombreuses questions, tant sur sa définition précise que sur la façon de l’étudier ou de la ménager au quotidien.

La charge mentale, appelée aussi charge de travail mental, correspondrait à une quantité de travail mental à déployer en un temps donné, et ayant potentiellement des conséquences sur l’individu, telles que de la fatigue accumulée ou des erreurs dans la réalisation des tâches. Prenons l’exemple de la pratique intensive d’une habileté manuelle, d’un examen difficile, de la conduite sur une autoroute très fréquentée ou de la recherche dans un affichage visuel encombré. Ces activités font appel à des processus perceptifs, cognitifs et/ou moteurs afin de produire un comportement flexible et adaptatif. L’engagement, le maintien et le contrôle de ces processus nécessitent différents niveaux d’effort mental selon les circonstances (activités de routine versus événement soudain). Parfois, cet effort mental massif conduit à ce que les scientifiques appellent une « surcharge cognitive » ou « surcharge mentale ».

Une définition universelle qui peine à émerger

Les chercheurs peinent encore à proposer une définition universelle qui traverse les disciplines qui s’intéressent à la charge mentale,…

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Auteur: Stéphane Perrey, Professeur des Universités en Physiologie de l’Exercice / Neurosciences Intégratives, Directeur Unité Recherche EuroMov Digital Health in Motion, Université de Montpellier