Visé par une plainte pour prise illégale d’intérêts, le député d’extrême droite a fait de sa commission d’enquête sur l’audiovisuel public un cirque destiné à sa propre gloire
La parodie de commission d’enquête du député d’extrême droite Charles Alloncle sur l’audiovisuel public aura donc porté ses fruits. Transformé par son rapporteur en une vaste mascarade destinée aux réseaux sociaux, l’exercice aura permis, 6 mois durant et à grands coups de mensonges éhontés, de faire de l’audiovisuel public le punching-ball préféré de la droite. Décryptage d’une vaste opération de communication.
Sarkozyste depuis son adolescence et fils du préfet Philip Alloncle – un proche de Brice Hortefeux – Charles-Henri Alloncle est l’archétype du bourgeois qui n’a jamais manqué de rien. Le petit Charles-Henri grandit à Versailles avant de faire l’ensemble de sa scolarité dans un établissement privé catholique. Dans son lycée cossu, le futur député est membre de la section jeunesse de l’UMP, ancêtre du parti Les Républicains, dès l’âge de 17 ans. Il s’affichait déjà fièrement en prenant la pose aux cotés de Sarkozy. Plus tard, il rentre à Sciences Po puis à HEC, avant d’être parachuté aux élections législatives de 2024 dans la 9ème circonscription de l’Hérault sous l’étiquette UDR, c’est-à-dire l’alliance entre la droite de LR et le RN.
La haine du pluralisme en spectacle
Sans doute en mal de reconnaissance et un brin narcissique, Alloncle a consacré une quantité d’énergie spectaculaire pour booster sa notoriété au travers de la commission. Auparavant inconnu du grand public, il a, pendant 6 mois, grassement arrosé l’ensemble de ses réseaux sociaux d’extraits souvent tronqués de ses auditions. Le tout en se plaçant au centre de l’image : sur l’ensemble de la commission, le rapporteur UDR aura monopolisé 28% du temps de parole total, un…
Auteur: B

