La ligne éditoriale de Charlie : un dessin raciste et un appel Trumpiste à enlever et enfermer la première figure de la gauche
Il y a exactement 11 ans, le 7 janvier 2015, le journal satirique Charlie Hebdo était attaqué par des fanatiques islamistes. La rédaction était massacrée à coups de fusils d’assaut et 12 personnes étaient tuées, dont les meilleurs dessinateurs de presse que comptait notre pays. Cet attentat avait été utilisé pour organiser une déflagration totalitaire, avec une communion obligatoire autour de la police et du gouvernement de l’époque, mais aussi une traque contre ceux et celles qui n’étaient pas «Charlie». Des enfants avaient par exemple été arrêtés pour avoir manqué de zèle.
11 ans plus tard, «l’esprit Charlie» est loin. La liberté d’expression a brutalement reculé. Non pas à cause de l’islamisme, mais des assauts répétés du gouvernement. Critiquer Macron, Israël ou la police peut conduire en garde à vue. Des journalistes sont convoqués par les services antiterroristes pour leurs enquêtes, d’autres sont blessés en manifestation. Surtout, durant la décennie écoulée, des milliardaires d’extrême droite ont fait main basse sur les médias et contrôlent la quasi-totalité du débat public.
Charlie Hebdo a lui aussi achevé sa mue vers une forme de néofascisme. Pourtant, ce journal est l’héritier de l’hebdomadaire satirique «bête et méchant» Hara Kiri, interdit par le régime gaulliste. Il avait diffusé pendant des décennies des caricatures contre la police, l’armée et les religions. «Charlie», c’était un journal héritier de l’esprit libertaire de Mai 68. Dès 2004, l’hebdomadaire a changé de ton, lorsqu’il a été repris en main par un certain Philippe Val, qui a droitisé le journal, licencié l’un de ses dessinateurs historiques, l’anarchiste Siné, et transformé Charlie et son esprit provocateur en un journal de plus en…
Auteur: B

