Charlotte Gainsbourg qui incarne Gisèle Halimi : un choix politique

Alors qu’elle nous avait plutôt habitué·es à une certaine discrétion quant à ses engagements, Charlotte Gainsbourg voit son nom récemment déplacé des rubriques culture aux pages politique et débats des journaux. À la veille de la reconnaissance de l’État de Palestine par la France, Charlotte Gainsbourg signe, aux côtés d’autres artistes, une tribune publiée dans le très droitier Figaro, appelant Emmanuel Macron à conditionner cette décision, qualifiée par ses auteur·ices de « capitulation morale face au terrorisme ».

Sans aucun doute, la détention d’otages civils israélien·nes par le Hamas est un crime de guerre, et leur restitution, un impératif aussi bien moral que légal. Mais le refus de reconnaître aux Palestinien·nes le droit à un État, quelles que soient les circonstances invoquées, constitue une négation explicite du droit fondamental des peuples à disposer d’eux-mêmes.


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Réalisé par Lauriane Escaffre et Yvo Muller.

C’est un bafouement de l’idée même d’autodétermination. Cette prise de position résonne alors que dans Gisèle, film biographique consacré à Gisèle Halimi (1) prévu pour 2026, le rôle de la célèbre avocate est interprété par Charlotte Gainsbourg. Si le nom de Gisèle Halimi est largement associé à ses engagements féministes, le grand public sait moins à quel point elle était farouchement anticolonialiste.

L’art est politique, et les artistes ne peuvent en aucun cas s’affranchir des questions qui traversent la société.

Toute sa vie, elle n’a eu de cesse de clamer la…

La suite est à lire sur: www.politis.fr
Auteur: Rokhaya Diallo

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