Des tirs mortels en hausse
D’après le dernier rapport de l’OFB, la saison de chasse 2024-2025 a causé 100 accidents liés à une arme à feu, dont 11 mortels – tous les décédés sont des chasseurs.
Tous les accidents mortels se sont produits lors de pratiques de chasses au grand gibier. La principale cause reste le non-respect de l’angle des 30°. Cet angle, déterminé sur le terrain par les chasseurs, doit permettre de limiter au maximum les risques de ricochet et donc de touches accidentelles.
Parmi les autres comportements accidentogènes : le tir dans la traque (et notamment la mise en joue de l’animal dans la traque pour le suivre, avec balayage de la carabine sur la ligne des postés), le tir sans visibilité, le déplacement entre les postes avec une carabine culasse fermée, etc.
Surtout, l’OFB a reçu 135 signalements d’incidents contre 103 l’année précédente, contre 103 en 2023 et 84 en 2022, soit une hausse de 31 %. Dans le détail, 58 signalements concernent des tirs vers des habitations, 27 des tirs vers des véhicules et 50 tirs ont frappé des animaux domestiques.
Pour l’ASPAS, « l’État faillit à sa mission de protection des citoyens face aux dangers de ce loisir mortifère, en n’imposant pas, par exemple, de jour sans chasse ni de distance de sécurité autour des habitations ! ».
En septembre 2025, en marge d’une battue aux sangliers, des tirs ont atterri dans la salle de jeux d’une maison dans laquelle se trouvaient trois enfants âgés de moins de 3 ans. Heureusement, l’assistante maternelle qui s’en occupait les avait déplacés dans le dortoir en entendant les coups de feux, évitant un drame.
« Pour ramener de la sérénité dans nos campagnes, l’ASPAS réclame au minimum deux mesures fortes : un jour sans chasse (le dimanche, jour qui concentre le plus d’accidents), ainsi qu’un périmètre de sécurité d’au moins 3 kilomètres autour des habitations ! »
La loi est plus…
Auteur: La Relève et La Peste

