Chasse au méthane partie 2 : analyse de la pollution invisible du réseau gazier français
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Une enquête de terrain
Dans la partie 1, nous vous présentions notre enquête de terrain et notre parcours sur la route pour détecter les émissions de méthane du réseau gazier.
Cette mission de détection, réalisée dans neuf départements sur des infrastructures exploitées principalement par NaTran et Téréga, constitue la première enquête indépendante menée en France depuis l’entrée en vigueur du règlement européen sur le méthane en 2024. Grâce à une caméra infrarouge spécialisée permettant de visualiser les émissions et fuites invisibles à l’œil nu, nous avons détecté 74 émissions de méthane, dont des fuites jugées suffisamment importantes pour nécessiter un signalement immédiat aux exploitants.
65% des 57 sites inspectés présentaient des émissions de méthane
En chiffres
- Trois quarts des émissions détectées étaient des fuites involontaires, liées à des défauts d’étanchéité ou à des équipements défaillants ; C’est bien plus qu’en Allemagne où les fuites ne représentaient que 10% des émissions constatées par la CATF lors d’une campagne de détection en juin 2025 ;
- Seules 23 fuites sur les 63 observées avaient déjà été identifiées par les exploitants ;
- 74 % des sites NaTran présentaient des émissions, contre 55 % chez Téréga. Cette différence, tout comme certaines disparités départementales, démontre la marge de progrès existante pour les opérateurs. Une partie importante des émissions de NaTran provenait d’équipements conçus pour relâcher du méthane, alors même que des alternatives sans émissions existent et doivent être déployés d’après le règlement européen.
Un scandale climatique, sanitaire et économique
Le secteur énergétique mondial est responsable de plus d’un tiers des émissions…
Auteur: Jessica Ohayon

