C’est les vacances d’été, et le moment de faire le bilan d’une année marquée par une répression toujours plus forte au sein de l’Éducation Nationale et des universités. Tout le monde a condamné la censure organisée par Trump dans les écoles et les campus aux USA, mais le gouvernement Macron met en place, lui aussi, une véritable chasse aux sorcières dans les lieux d’enseignement. Tout d’horizon des affaires les plus choquantes de l’année scolaire.
Une enseignante mise à pied pour minute de silence
Fin mars 2025, dans l’Yonne, des élèves demandent à leur enseignante d’organiser une minute de silence pour les victimes des bombardements à Gaza. Le cessez-le-feu vient alors tout juste d’être brisé par l’État d’Israël, et le génocide reprend, tuant des centaines de personnes en quelques jours. L’enseignante accepte, mais uniquement pour les élèves volontaires et en-dehors du temps de classe. Une façon de se protéger en conservant son obligation de neutralité politique.
Mais c’est déjà trop pour le rectorat de Dijon : rendre hommage aux victimes civiles d’un massacre colonial, c’est sûrement une façon de soutenir le Hamas, et c’est donc antisémite. L’enseignante est mise à pied en attendant une sanction. Pourtant la ministre de l’éducation Élisabeth Borne venait tout juste de signer une réponse au sénateur Roger Karoutchi indiquant que « les enseignants ont […] la liberté pédagogique d’aborder le sort des victimes du conflit israélo-palestinien […] pour leur rendre hommage afin d’entretenir leur mémoire. » Il semblerait toutefois que toutes les victimes ne se valent pas.
Un débat entre élèves interdit sur une usine de bitume
À l’école, et en particulier au lycée, des débats sont régulièrement organisés pour que les élèves apprennent à faire dialoguer des idées, à creuser des arguments, à…
Auteur: B

