Samuel Farber a publié il y a quelques années un livre sur Ernesto Che Guevara (aux éditions Syllepse). Janette Habel et Michael Löwy en proposent une critique, pointant des accusations fausses, inexactes et/ou caricaturales, et tentant de donner à voir les apports du Che à la lutte pour le socialisme.
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Les manifestations du 11 juillet 2021 à Cuba ont mis en évidence la gravité de la crise que connaît l’île. Jamais depuis la victoire de la révolution Cuba n’avait connu des difficultés économiques, sociales et politiques aussi dramatiques à l’exception des années consécutives à la chute de l’URSS, pendant la « période spéciale », marquée par les pénuries de tous ordres. La disparition de Fidel Castro en 2016 et le retrait de Raúl Castro en 2021 ont laissé la place à un nouvel exécutif.
Si cette transition générationnelle s’est effectuée sans heurts, sa légitimité est loin d’être établie, elle commence même à être contestée comme en témoignent les manifestations plus localisées contre les pénuries de nourriture et de médicaments et des coupures d’électricité prolongées qui se sont succédé dans tout le pays depuis le 11 juillet 2021, ce dont témoignent de nombreux sites Internet indépendants ainsi que les blogs et les témoignages sur les réseaux sociaux. Les nouvelles générations cubaines veulent revoir le passé et réviser le récit de l’histoire révolutionnaire, pour comprendre et expliquer les impasses actuelles, plus de 60 ans après le renversement de la dictature de Batista.
C’est dans ce contexte que l’héritage politique et théorique d’Ernesto Che Guevara, assassiné en Bolivie à l’âge de 39 ans, a ressurgi. Alors que beaucoup de ses très nombreux écrits restent encore inaccessibles, la dernière lettre qu’il avait adressée à Fidel Castro la veille de son départ de Cuba le 25 mars 1965 n’a été publiée qu’en 2019, soit 54 ans plus tard[1].
Plus que…
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Auteur: redaction

