Cher frère Léon, aimes-tu la police ?

La venue du Pape Léon ce week-end à Paris s’est accompagnée d’un déploiement policier hors du commun. Dans toutes les rues de la capitale (qui n’étaient pas fermées au public et à la circulation), on pouvait voir des centaines de policiers armés patrouiller. Francesco Antonini, fidèle parmi les fidèles du collectif Anastasis, a souhaité interpeler directement le souverain pontife afin de démêler cette épineuse question : qui la police ne protège-t-elle pas ?

Paris, 25 septembre 2026. « Événement historique », titrent les journaux, « l’Église de France, une terre de reconquête », « le pape qui veut reconquérir la France », « 4 jours pour reconquérir la fille aînée ». J’en suis bien conscient : ces titres ne viennent pas de toi, cher frère Léon. Je veux le croire, je veux croire que tu resteras fidèle à l’esprit de François, je veux croire que, en te souvenant de la fraternité entre saint François et son ami Léon, tu ne tomberas pas dans la cupidité, dans le fanatisme vers lequel, néanmoins, te pousse un vent qui traverse l’Église, un vent qui n’est pas le murmure d’une brise légère que notre foi commune nous dévoile au milieu des luttes de la vie. Cher frère Léon, je veux croire que le gigantisme des événements qu’on a organisés autour de toi et pour toi n’est que le reflet de ta volonté de nous faire sentir unis. L’unité, ce mot qui t’est tant cher, ce mot qui t’anime et que tu entends nous transmettre, car, dis-tu, ce n’est que dans l’unité que l’on peut aimer et être aimé.

Mais alors, s’il est vrai que tu recherches tant cette unité et cet amour, laisse-moi te poser une question inattendue : cher frère Léon, aimes-tu la police ? Aujourd’hui, en sortant de chez moi pour me rendre au travail, j’ai été surpris par une présence dont j’aurais pu me douter : des centaines, que dis-je, des milliers de policiers, éparpillés partout dans…

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Auteur: dev