Le capitalisme et l’extractivisme tuent
La Chine compte plus de 1,7 milliards d’habitants et le pays est la deuxième puissance économique mondiale, grâce à l’exportation de produits fabriqués à bas coût vers le monde entier. Les ouvriers chinois font partie du prolétariat global sur-exploité : durant la pandémie de Covid, ils étaient enfermés sur leurs lieux de travail dans des conditions drastiques, continuant à produire à des cadences effrénées, loin de leurs familles. Par exemple dans l’entreprise Foxconn, qui assemble des composants numériques pour de nombreuses firmes dont Apple. La République Populaire de Chine a construit une dystopie totalitaire, alliant le contrôle social et le travail forcé d’un régime pseudo-communiste avec l’ultra-capitalisme économique.
Pour produire toujours plus et développer son économie dans un marché hyper concurrentiel, la Chine utilise énormément d’énergie. Et c’est principalement de l’énergie fossile, comme le charbon, qui est utilisée pour faire tourner les centrales. Pour soutenir la consommation des pays du Nord, la puissance asiatique est la première émettrice mondiale de CO2 ainsi que la plus grosse consommatrice de charbon. Dans l’Empire du milieu, plus de 1,5 millions de personnes travaillent dans les mines de charbon.
C’est dans ce contexte que, le vendredi 22 mai 2026, un terrible accident a eu lieu dans une mine de Liushenyu, dans la province du Shanxi. Un territoire stratégique du secteur de l’extraction de charbon, située à 500 kilomètres au sud-ouest de Pékin. Une explosion de gaz a tué au moins 90 mineurs, 120 sont hospitalisés, et 9 sont toujours disparus. Au moment de l’accident, quelques 247 ouvriers travaillaient dans des galeries, qui ont été soufflées. Il s’agit de la catastrophe minière la plus meurtrière depuis 2009 en Chine : un coup de grisou dans une mine du Heilongjiang dans le nord-est du pays avait…
Auteur: B

